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Une IA aurait découvert l'identité du tueur du Zodiaque qui a terrorisé l'Amérique à la fin des années 1960
Selon certains experts, l'intelligence artificielle est en train de révolutionner le décryptage des messages codés et de langues disparues. Un programme aurait révélé le nom du tueur du Zodiaque et l'aurait relié à une autre affaire de crime non résolue.
Par Juliette Boyer
Entre 1966 et 1978, le tueur en série surnommé «le tueur du Zodiaque» a fait au moins cinq victimes dans la région de San Francisco. Il a revendiqué pas moins de trente-sept meurtres et est soupçonné d'être à l'origine de nombreux autres décès. Ce qui en fait l'une des affaires non résolues les plus célèbres des États-Unis, ayant notamment inspiré le film Zodiac de David Fincher.
L'une des particularités de ce tueur en série est qu'il a laissé derrière lui de nombreux indices, notamment des messages cryptés envoyés à la presse. Il y a quelques années, Alex Baber, un programmateur amateur, s'est donné pour mission de décoder l'un d'entre eux grâce à une intelligence artificielle (IA). Selon le média Popular Mechanics, son programme d'IA aurait non seulement révélé le nom du tueur, mais il aurait également relié ce nom à une autre affaire de crime non résolue.
Le cryptogramme auquel s'est attaqué Alex Baber est connu sous le nom de Z13. Parmi les quatre messages codés laissés par le tueur du Zodiaque, il s'agit du plus court: il est composé de seulement treize caractères, précédés de la phrase «Mon nom est…». Le programme créé par le cryptographe a ainsi généré 71 millions de noms potentiels correspondant au code. En les recoupant avec des documents historiques tels que les numéros de sécurité sociale et les actes de naissance, il en a déduit qu'environ 93% d'entre eux n'ont jamais existé.
La liste s'est donc considérablement réduite à quelques milliers de personnes, explique Alex Baber. En éliminant ensuite ceux qui ne correspondaient pas aux caractéristiques physiques du Zodiaque, soit celles d'un homme blanc, d'âge moyen et mesurant environ 1,83 mètre, il en a déduit que la réponse à ce code vieux de soixante-sept ans était «Marvin Merrill». Un nom qui correspond également à un alias utilisé par Marvin Skipton Margolis, suspecté du meurtre d'Elizabeth Short en 1947, dans l'affaire surnommée «Dahlia Noir».
L'IA au service de la cryptologie
Certains cryptographes nourrissent cependant des doutes à l'encontre de la réponse trouvée par Alex Baber. C'est le cas notamment de Klaus Schmeh, informaticien allemand et auteur de plus d'une douzaine d'ouvrages sur la cryptologie. Selon lui, le Z13 est pratiquement indéchiffrable en raison de sa brièveté. «Le message est tout simplement trop court et les possibilités sont trop nombreuses», affirme-t-il.
S'il n'est pas convaincu par la solution d'Alex Baber, Klaus Schmeh reconnaît en revanche le potentiel de l'IA pour résoudre des énigmes cryptographiques vieilles de plusieurs décennies. «L'automne 2026 restera sans aucun doute gravé dans l'histoire de la cryptologie. Grâce aux méthodes assistées par l'IA, des affaires cryptographiques non résolues depuis des décennies sont soudainement élucidées les unes après les autres», note-t-il.
Ainsi, à la fin du mois de septembre, le chercheur en cybersécurité Eren Bozbulut a par exemple utilisé l'IA pour déchiffrer cinq messages cryptés laissés par l'espion allemand Walter Koehler pendant la Seconde Guerre mondiale. Quelques semaines plus tard, c'est un ingénieur russe, Anton Zaytsev, qui a réussi à déchiffrer un message crypté trouvé dans une bouteille en verre à Kaliningrad, en Russie, à l'époque de la guerre froide.
Par ailleurs, l'IA commence également à démontrer son potentiel dans la traduction de certaines langues, comme l'écriture cunéiforme ancienne ou encore le linéaire A, un système d'écriture non déchiffré utilisé par la civilisation minoenne il y a environ 3.000 ans. Des avancées qui laissent supposer que les historiens pourraient bientôt en apprendre beaucoup plus sur les sociétés disparues.
https://www.slate.fr/sciences/intelligence-artificielle-decouvert-tueur-serie-zodiaque-etats-unis-iaComme on a parlé du Zodiac et du Dahlia Noir dans ce topic, c'est parfait...
Article intéressant sur le rôle de l'IA dans la supposée résolution du crime mais qui... ne dit pas grand-chose sur la réelle identité du tueur en fait...
Parce que... entre le meurtre d'Elisabeth Short et les meurtres du Zodiac il y a grosso modo 30 ans, à la louche (vu qu'on est pas exactement sûrs des débuts réels du Zodiac, avec les tueurs en série, il y a toujours potentiellement des crimes qui peuvent passer sous les radars). Bref, 30 ans c'est quand même long.
ça supposerait qu'au moment des meurtres du Zodiac, le Zodiac en question avait
au moins 60/65 ans (je ne peux pas croire qu'un meurtre aussi "complexe" et "abouti", et d'une cruauté inouïe, que celui du Dahlia soit l'œuvre d'un tueur âgé de moins de 25 ans, c'est pas possible. Ce n'est pas un meurtre de débutant...).
Alors, c'est pas du domaine de l'impossible... mais compte tenu des témoignages et du déroulé de certains meurtres du Zodiac, faudrait une bonne condition physique quand même.
Et surtout, le nom supposé du Zodiac serait un alias déjà utilisé par un coupable supposé dans le meurtre du Dahlia (je ne me souvenais pas de cette hypothèse, mais dans un cas comme dans l'autre, il y a
tellement d'hypothèses...

).
Donc, qu'en déduire ? Un alias qui a été utilisé une fois, peut l'être une seconde par quelqu'un d'autre, ça ne serait pas la première fois qu'un tueur en série se réclame d'un "illustre" prédécesseur... Au final, j'ai l'impression qu'on est pas beaucoup plus avancés...
